Mémorial d'Ivry-sur-Seine

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Tableau des morts au champ d'honneur

 

Louis Ruelleux

le 15 mars 1892 à Saint-Méen-le-Grand (35 - Ille-et-Vilaine)

Mort le 19 octobre 1914 à Châlons-en-Champagne (51 - Marne)

Grade : Soldat

Régiment : 19e bataillon de chasseurs à pied (19e BCP)

Métier : Charron

État matrimonial : Marié

Adresse : 45 route de Choisy

Louis François Ruelleux est né le 15 mars 1892 à Saint-Méen en Ille-et-Vilaine. Célibataire, il exerce la profession de charron. Il participe aux premiers combats contre l’Allemagne lors de la bataille des frontières (10-28 août 1914), puis dans la Marne (5-13 septembre 1914) avant d’occuper une portion du front rémois (secteur d’Auberive, de la Pompelle). Le 25 septembre 1914, durant une phase de combat devant le fort de La Pompelle (Marne), Louis Ruelleux se tire involontairement une balle dans la paume de la main gauche. Examiné par le médecin-chef Buy, ce dernier suspecte un cas de mutilation volontaire.

Interrogé, Louis Ruelleux réfute cette thèse, affirmant s’être blessé accidentellement dans une lettre à son capitaine : « C’était le 25 [septembre 1914] explique-t-il, à environ 4 heures et demi du soir. Le bataillon reçoit l’ordre de changer de baïonnette. Nous avons avancé à peine cent mètres que nous avons été obligés de faire demi-tour. Alors, à ce moment, je me situe dans une tranchée. J’étais à peine couché que voilà un de mes camarades qui arrive, lui était blessé. Alors je me mets en devoir de le panser. Comme je tirais mon paquet de pansements, il reçoit une balle dans la tête. Alors je me remets dans la tranchée. Lorsque cela a été fini, je retournais voir s’il était mort. Il ne respirait plus. Je lui [pris] une partie de ses cartouches et son fusil. Comme le mien avait une vis de partie, je le prends par le bout du canon sans savoir qu’il était chargé. Je le traîne. Je ne sais si sa gâchette se prend dans un bout de bois : le coup me part dans la main.  Mais ne croyez pas que je l’ai fait exprès, je ne suis pas un lâche, je suis un Français qui ne demande qu’à retourner au feu ». Sur la seule base du rapport médical à charge du docteur Buy, Louis Ruelleux est déféré, le 17 octobre 1914, devant le conseil ordinaire du Quartier général de la IVe armée. Reconnu coupable à l’unanimité des voix d’ »abandon de poste en présence de l’ennemi », il est condamné à mort, puis fusillé, le 19 octobre 1914 au matin au champ de tir de la garnison de Châlons-en-Champagne (Marne).

Le nom de Louis Ruelleux figure sur le monument aux morts de la ville d’Ivry-sur-Seine et sur le « Tableau des morts au champ d’honneur » placé dans l’hôtel de ville. Les parents de Louis Ruelleux habitaient 45 route de Choisy (actuelle avenue de Verdun).Sur la liste des orphelins de guerre, on relève le nom de Madeleine Ruelleux, 8 ans, 45 route de Choisy (n°221), "femme légitime". Il s'agit de la nièce de Louis Ruelleux, fille d'Edouard Charles Ruelleux, décédé le 16 juillet 1915, à Ivry, probablement des suites d'une maladie pulmonaire contractée pendant son engagement.

Registre matricule. N° de matricule : 5457. Résidant à Nouant (35) chez Mr Talbot. Profession : charron. Signalement : cheveux chatain, yeux bleus, 1,56 m. Fils de Feu Mathurin et de Marie Joseph Desnoës, domiciliés 45 route de Choisy. Inscrit sous le numéro n°515 de la liste du canton d'Ivry. Classé dans la 1ère partie de la iste en 1913. Incorporé à compter du 10 octobre 1913. Arrivé au corps le dit jour.

 

 

 

 

Fiche individuelle Mémoire des Hommes

Conseil de guerre. Dossier de procédure. Ministère de la Défense. Mémoire des Hommes.

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